- التفاصيل
- نشر بتاريخ: 21 تشرين2/نوفمبر 2008
· Ses missions: contrôle des denrées alimentaires, gestion des risques et crises sanitaires
Nouvelle avancée dans la mise en œuvre du Plan Maroc vert. Une série de projets de textes destinés à mettre en œuvre cette stratégie est dans le circuit de validation. Il s’agit essentiellement de la mise en place de l’Agence pour le développement agricole (ADA) et de l’Office national de la sécurité sanitaire alimentaire (ONSSA). Deux structures nouvelles dont la création constitue un grand pas dans le processus de réforme de l’agriculture.
Les textes seront examinés par le Parlement cette semaine. De même qu’un texte sur les Chambres d’agriculture définissant de nouvelles attributions et visant à les doter de moyens humains et financiers pour une meilleure implication dans la promotion du secteur. C’est en tout cas ce qu’affirment deux hauts cadres de l’Agriculture, le secrétaire général de l’Agriculture, Moha Maghri, et Abderrahmane Hilali, de la direction de la protection des végétaux et de la répression des fraudes. Les deux responsables annoncent par ailleurs que la création de ces deux entités se fera sur fond de réorganisation du département de l’Agriculture. Objectif: mieux coller aux ambitions du Plan Maroc vert. A noter que ces projets ont été détaillés lors d’une rencontre organisée le 14 novembre à Casablanca par la Chambre de commerce britannique. Une autre occasion pour exposer et expliquer le Plan Maroc vert, le contexte de la stratégie, ses enjeux et objectifs. Une tâche à laquelle s’est attelé le secrétaire général de l’Agriculture, Moha Maghri.
Pour sa part, Abderrahmane Hilali, s’est attardé sur le contexte de création de l’ONSSA et les résultats escomptés. Ainsi, selon le directeur de la répression des fraudes, la mise en place d’une telle structure indépendante vient combler des insuffisances et lacunes dans l’ancien système de contrôle. Les limites et les insuffisances de ce système se situent à plusieurs niveaux. «C’est le cas notamment avec l’absence d’une instance d’évaluation des risques indépendante de l’autorité de gestion des risques», indique Hilali. A côté, la multiplicité des intervenants et l’insuffisance dans la coordination des actions compliquent la procédure du contrôle. Celui-ci, axé essentiellement sur le produit fini, avait en plus une connotation répressive. «De plus, la majorité des textes sont dépassés, la procédure de contrôle n’est pas adaptée à toutes les situations et le nombre des laboratoires agréés est insuffisant et ne couvre pas l’ensemble du territoire national», ajoute-t-il. Autre lacune, et non des moindres, l’insuffisance du processus de concertation avec les professionnels et des politiques d’information et de sensibilisation des consommateurs. Aussi, parmi les missions du futur organisme de contrôle figure, notamment, la gestion des risques, des alertes et des crises sanitaires vétérinaires, alimentaires et phytosanitaires.
De la ferme à la table
Dans sa nouvelle approche, le département de l’Agriculture prône une démarche globale et intégrée de contrôle qui s’applique à toute la chaîne alimentaire. Dans ce sens, le projet de loi n°28-07, actuellement au Parlement, définit clairement les rôles de toutes les parties prenantes à la chaîne alimentaire. Il prévoit, entre autres, la mise en place du système d’auto-contrôle et de traçabilité des aliments.
L'Economiste
النسخة الفرنسية
De plus, Yawatani.com se réserve le droit de supprimer tout commentaire qu'il jurera non approprié.