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- نشر بتاريخ: 14 أيار 2015
New York : Les marchés bancaires africains sont une aubaine pour le secteur bancaire marocain. Ils ont de fort potentiel de croissance et de profit, mais sont aussi des marchés à haut risque à cause de leur fragilité réglementaire et structurelle.
Selon un rapport publié par le groupe multimédia New-Yorkais, Thomson Reuters, éditeur du site spécialisé, Zawya, et qui cite un avis sur ce sujet du FMI, BAM a invité les banques marocaines panafricaines à grande prudence.
La banque centrale marocaine préférerait pour ces banques, notamment Attijariwafa Bank, la BCP ou la BMCE, de prendre une pose dans leur stratégie d’expansion africaine et de s’atteler à approfondir leurs implantations actuelles et ce en consolidant leurs opérations dans les 22 marchés africains où elles sont déjà en force.
Le FMI cité par la même source en a dit :
"La préférence de BAM à ce stade est que les groupes bancaires transfrontaliers marocains consolident leur présence actuelle dans les pays où ils sont déjà, en y intégrant leurs normes comptables et leurs systèmes informatiques plutôt que d'étendre leurs investissements encore".
Ce que redoutent BAM, selon le FMI, sont les contagions en risques macro-financiers qui peuvent venir de ces pays africains oû les marchés sont encore fragiles et sous-réglementés et où les risques de non-paiements des prêts demeurent élevés.
Le Fonds monétaire international en a dit que tandis que certains des filiales étrangères des banques marocaines ont des taux élevés de profit, elles ont aussi des niveaux plus élevés de prêts non performants.
Pour BAM, la hausse des activités panafricaines des banques marocaines ouvre de nouveaux canaux de transmission des risques macro-financiers pour le Maroc. Les avantages découlant du développement des activités bancaires transfrontalières, peuvent aussi ouvrir des brèches par lesquelles des effets négatifs peuvent être transmis sur le marché bancaire marocain.
Ces risques peuvent être fatales à l’économie marocaine sachant que le secteur bancaire y pèse lourd: Le secteur a en effet, des actifs évalués à 129% du PIB du royaume.
ETAT DES LIEUX
Les opérations transfrontalières de ces banques, au cours des dernières années, se sont étendues par voie de réseaux dans plus de 22 pays d'Afrique sub-saharienne. Ces opérations panafricaines représentent 20% de leur chiffre d'affaire consolidé. Certaines projections futures, prédisent que ce taux pourrait atteindre les 50% du CA à partir de 2020.
Parmi les banques marocaines qui se développent avec force en Afrique, il y a Attijariwafa Bank qui a acheté le réseau bancaire du Crédit-Agricole français dans cinq pays de l'Afrique de l'Ouest, et qui a, en Mars dernier, augmenté sa participation dans la Société Ivoirienne de Banque en y apportant sa participation totale à 75%.
La Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE) a régulièrement augmenté sa participation dans le groupe Bank Of Africa, alors que la Banque Centrale Populaire – BCP détient une participation de 50% dans l’Atlantic Financial Group.
Le Maroc a énormément bénéficié de l'expansion de ses banques à travers le continent. Ses échanges avec l'Afrique sub-saharienne ont plus que quintuplé au cours de la dernière décennie.
Source : Lemag
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