C'est ce qu'a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, jeudi 24 mars lors d'une conférence de presse suite à une réunion tenue au siège du ministère avec les secrétaires généraux des partis politiques et des syndicats.

"Les contacts se poursuivent sur le terrain entre les Forces armées royales et la composante militaire de la Minurso de manière à veiller au maintien du cessez-le-feu dans des conditions normales", a expliqué le ministre, relevant que "le Maroc a exprimé sa disposition à fournir le soutien et l'appui logistique suffisants pour permettre à la composante militaire de la Minurso de s'acquitter de son mandat dans de bonnes conditions". 

De même, les contacts avec la représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU, Kim Bolduc, se poursuivent de manière normale et continue, a-t-il précisé, soulignant que sur cette base, et dans le respect des décisions qu'il a prises, le Maroc "demeure ouvert au dialogue constructif, responsable et sans condition, dans un esprit de respect mutuel". 

"Un tel dialogue devrait, d'une part, ne pas ignorer les raisons de la situation actuelle et, d'autre part, tendre à reconstruire la confiance et sauver le processus politique, qui a été fragilisé par les dérapages de M. Ban Ki-moon", a toutefois noté le ministre.

Des décisions "souveraines et irrévocables"

Concernant les décisions prises par le Maroc, elles sont "responsables et proportionnelles à la gravité des dérapages du secrétaire général de l'ONU", selon Mezouar, qui a rappelé que ces décisions sont "souveraines et irrévocables" et s'appuient sur un consensus national.

Le 16 mars au soir, le gouvernement marocain a annoncé l'adoption de plusieurs "mesures immédiates", qui se résument à "une réduction significative d'une grande partie de la composante civile et plus particulièrement le segment politique de la Minurso, l'annulation de la contribution volontaire qu'accorde le Maroc au fonctionnement de la Minurso et l'examen des modalités de retrait des contingents marocains engagés dans les opérations de maintien de la paix".

"Le royaume du Maroc se réserve le droit légitime de recourir à d'autres mesures, qu'il pourrait être amené à prendre, pour défendre, dans le strict respect de la charte des Nations unies, ses intérêts supérieurs, sa souveraineté et son intégrité territoriale", avait averti le communiqué.

A l'origine des tensions entre les deux parties, une visite de Ban Ki-moon début mars à Tindouf, dont l'objectif était de "faire reprendre les pourparlers entre le Maroc et le Polisario" sur la question du Sahara, et lors de laquelle il a qualifié le Sahara de "territoire occupé". Des propos qui ont soulevé un tollé au Maroc.

Yawatani.com et huffspot.

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