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- نشر بتاريخ: 21 حزيران/يونيو 2016
Dans l’interview qu’il a accordée le 13 juin au site électronique algérien TSA, le député iconoclaste avait affirmé que la question du Sahara était un héritage du passé et que les chefs d’État du Maroc et d’Algérie devaient « se rencontrer » pour régler le problème.
Les dirigeants des deux pays « sont assez intelligents pour régler ce problème et trouver une solution ». Il n’en fallait pas plus après la prononciation de ces mots pour que le régime algérien lance une meute de rédacteurs à la poursuite du député indélicat.
Un sombre « Collectif des journalistes algériens solidaires avec le peuple Sahraoui » s’est alors fendu d’un communiqué qui sentait à plein nez la main des services secrets du DRS.
Comme Amar Saâdani, le secrétaire général du FLN après sa déclaration de novembre 2015 appelant les dirigeants algériens à lever la main sur le dossier du Sahara, Wahid Bouabdellah a eu droit à des tirs groupés d’une rare violence.
Les implacables inquisiteurs ont même accusé le pauvre député de trahison à son pays avant de le gratifier de ce conseil plutôt comminatoire: « Wahid Bouabdellah, mauvais porte-parole pour défendre les thèses marocaines, devrait participer, en sa qualité de militant d’un parti politique algérien, au consensus national en matière de politique extérieure ».
Par « consensus national », la cohorte de rédacteurs signataires du communiqué entendait, bien sûr, le blocage imposé par le régime algérien à tout règlement de la question du Sahara.
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