Mais qu’est ce qui explique l’acharnement du pouvoir algérien contre le Royaume ? Dans un article publié récemment, le Matin d’Algérie affirme que les pouvoirs publics algériens veulent concurrencer le Maroc en Afrique sans en avoir les moyens. "Comment séduire les Africains, à la recherche de modernité, quand on ne possède même pas l’e-payement, que les trains comme les avions n’arrivent jamais à l’heure et qu’un président malade pense déjà à un cinquième mandat ?", s'est interrogé à juste titre le journal, notant que le pays n'a pas avec quoi honorer une quelconque relation avec l’Afrique. 

Le journal algérien estime qu'il "serait miraculeux qu’un régime qui a réussi la gageure d’appauvrir sa population après 15 ans de rentrées financières exceptionnelles, qui n’a pas fait progresser d’un iota l’économie hors-hydrocarbures durant tout ce temps-là, un pouvoir qui a dilapidé 800 milliards de dollars sans édifier une seule usine, soit un modèle pour les nations africaines". Ironisant sur les propos du chef de la diplomatie algérienne qui a affirmé que l’Algérie est le plus grand pays africain et arabe, 

"Le Matin d'Algérie" se demande dans quel domaine, notant que pour aller vers l'Afrique, l'Algérie doit avoir des choses à lui proposer comme par exemple "un projet à partager, des banques et des entreprises modernes, une diplomatie novatrice, une vision, un plan d’action, une patiente stratégie de rapprochement. 

Tout ce que l’Algérie de Bouteflika n’a pas". Et d'ajouter que "l’Algérie, aujourd’hui, après quatre mandats du clan Bouteflika, est un pays sans influence, sans ambition, sans envergure". Cette analyse rejoint celle de nombreux groupes de réflexion et de prescripteurs d’opinion à travers le monde qui tirent la sonnette d’alarme quant à la situation économique et sociale explosive de l’Algérie. 

Le think tank espagnol Real Instituto Elcano a récemment mis en garde contre la reproduction du scénario des "événements catastrophiques" des années 1980 qui plane sur "une Algérie gravement affectée" par le net recul des prix du brut et les répercussions néfastes sur la sécurité régionale, particulièrement au Sahel et dans la Méditerranée occidentale. Le même constat est partagé par le groupe de réflexion européen « International Crisis group », dans un rapport publié, lundi à Bruxelles, qui exprime de sérieuses inquiétudes quant à la situation dans le pays. 

Dans un rapport intitulé «Sud de l’Algérie : turbulences à l’horizon », le rapport de ce think tank européen souligne que l’Algérie, confrontée aux défis économiques les plus importants des dernières décennies en raison du recul de la production pétrolière et de la baisse des prix internationaux, « est de moins en moins en mesure de substituer la dépense publique à une politique inclusive et à la bonne gouvernance».

lire la fin sur lemag

أضف تعليق

Les points de vues exprimés dans les commentaires reflètent ceux de leurs auteurs mais ne reflètent pas nécessairement le point de vue officiel de Yawatani.com qui, par conséquent, ne pourra en être tenu responsable.
De plus, Yawatani.com se réserve le droit de supprimer tout commentaire qu'il jurera non approprié.


كود امني
تحديث

Yawatani TV

تجدنا في الفيسبوك

الأكثر مشاهدة