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- نشر بتاريخ: 02 نيسان/أبريل 2019
Dans une intervention publiée sur Facebook, son canal favori depuis qu’il n’a plus accès aux médias, Benkirane a rejeté l’accord qui vient d’être paraphé par les groupes parlementaires, dont celui du PJD, concernant l’enseignement au collège des matières scientifiques en Français.
« La version transmise au Conseil des ministres et au Parlement n’est pas celle qui a été révisée », s’est étonné Benkirane, disant « ignorer ce qui s’est produit » après le renvoi du texte devant le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique.
Pour Abdelilah Benkirane, l’enseignement en français est synonyme d’un « retour en force de la langue du colonisateur », n’hésitant par à parler d’un « lobby colonialiste » qui serait à l’origine de cette réintroduction.
En ligne de mire, Noureddine Ayouch, à qui il reproche de « parler le français en famille » et à qui il prête un pouvoir de nuisance au sein de la Commission permanente des curricula, programmes, formations et outils didactiques au CSEFRS. Parfois qualifié de « commerçant », ou encore de « publiciste », il n’hésite pas à faire intervenir la religion en parlant de « responsabilité devant Dieu ». Rhétorique religieuse qu’il manie d’ailleurs très bien !
S’adressant au Chef du gouvernement actuel Saâdeddine El Othmani, issu d’ailleurs du même parti que lui, il conseille de choisir l’arabisation suivie par le parti de l’Istiqlal au lieu « de la malédiction de la francisation ». Tout un programme électoral avant l’heure.
bladi
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