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- نشر بتاريخ: 26 نيسان/أبريل 2019
Dans toutes les vieilles civilisations traditionnelles, le rôle des femmes dans le spectacle était tenu par des hommes. Il en est toujours ainsi dans l'opéra chinois.
À quand remonte cette pratique du tranformisme chez nous? Je ne sais. Aucune étude anthropologique ne s'est, du moins à ma connaissance, saisie du sujet.
Souvenir d'enfance. Nous sommes dans les rues d'un quartier populaire casablancais. Il y a foule autour du "karro" (charrette) transportant les éléments du "dfouâ" (cadeaux), à destination d'une jeune fiancée. Tout autour, des "neggafat" brandissent haut des "ârayssat", immenses poupées en structure de roseaux, attifées en mariées. Au milieu du karro, un homme, au visage buriné, vêtu d'une grossière djellaba en laine brune et coiffé d'une imposant bonnet, tout aussi en laine.
L'homme tape sur un tambourin, accompagné par deux jeunes garçons à la "taârija". Youyous et autres phrases incantatoires.
Nous entrons dans la maison de la future mariée. L'homme campe au milieu du patio autour duquel un salon marocain a été disposé à l'intention des invitées. Les hommes et les garçons restent debout.
D'un geste prompt, l'homme se débarrasse de sa vieille djellaba masculine: premier "oh!". Il porte en dessous un caftan féminin scintillant ! Puis... D'un geste théâtral, il se débarrasse lentement de son bonnet, laissant s'échapper sur ses épaules et, très bas, derrière son dos, une spectaculaire chevelure d'un noir de jais!
Les youyous explosent. La voix puissante et éraillée de celui qui s'est transformé en chikha expérimentée s'élance. La fête commence.
le360
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