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- نشر بتاريخ: 09 كانون2/يناير 2016
Professeur de sociologie à Rabat, militante des droits de l’homme, Fatima Mernissi refusait le piège d’une prétendue incompatibilité entre islam et démocratie. « Pourquoi le monde arabo-musulman a-t-il tant de mal à apprivoiser des acquis démocratiques comme l’égalité statutaire des individus, la reconnaissance du pluralisme, et la liberté de conscience ? », se demandait notamment Fatima Mernissi, publiée pour l’essentiel chez Albin Michel.
Interrogations sur la place des femmes en terre d’islam
Elle avait créé les « Caravanes civiques » et dirigé aux éditions Le Fennec des collections où s’exprime toute la société civile désireuse de démocratie. En 2003, elle avait reçu le prix Prince des Asturies avec Susan Sontag.
Outre Sexe, idéologie, islam, son œuvre la plus lue, elle a publié notamment Islam et démocratie et Le Harem politique, dans lequel elle s’interrogeait sur la place des femmes en terre d’islam en faisant remarquer qu’au VIIIe siècle « les épouses du Prophète discutaient politique et allaient à la guerre ».
« Lorsque naît l’islam en 622, l’intention du Prophète est d’instaurer une communauté religieuse et démocratique où hommes et femmes discuteront les lois de la cité. A partir d’un tel projet, quels méandres ont mené jusqu’à cette figure prégnante de la femme voilée, mise à l’écart de la vie politique, confinée dans l’espace privé au nom de la foi religieuse ? »
Elle avait également écrit un essai sur L’Amour dans les pays musulmans.
Le monde
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